samedi 11 avril 2015

Les Souliers rouges


Aquarelle, collage et technique mixte
Format 10 F

« Le sauvage, du fait de son énergie et de sa beauté, est toujours repéré par quelqu’un, par quelque chose, par un groupe ou un autre, dans le but d’en faire un trophée, ou de le réduire, de le modifier, de le régir, de l’assassiner, de le redessiner, de le placer sous contrôle. Il faut toujours placer un gardien à la porte du sauvage. »

 

Une jeune orpheline était si pauvre qu'elle se trouva obligée de fabriquer ses propres chaussures.
 Elle parvint à en confectionner une paire se ses propres mains à partir de plusieurs morceaux de tissus rouges. Ces souliers  la remplissaient tant de joie si bien qu'elle en oublia sa condition misérable.
Jusqu'au jour où une vieille femme très riche décida de l'adopter. 
Ses vêtements ainsi que ses chaussures furent jetés au feu. 

L'enfant en éprouva une vive douleur mais elle se résigna et devint l'enfant sage et docile qu'on attendait d'elle.


Un jour, la vieille femme lui proposa une nouvelle paire de chaussures pour se rendre à l'église.

 L'enfant choisit une magnifique paire de soulier neufs d'un rouge flamboyant qui lui rappelait ses anciens souliers regrettés.

 La vieille femme quasiment aveugle ne s'aperçut de rien et elles se rendirent à la messe.
Tout le monde garda les yeux rivés sur les fascinants souliers écarlates de la petite fille
La vieille femme s'en aperçut et lui interdit dorénavant de les porter.

Mais l'enfant désobéit et les souliers rouges, ensorcelés par un personnage étrange sur le parvis de l'église, l'obligèrent à danser, danser, et danser encore jusqu'à sa perte, jusqu'à ce qu'elle se trouvât obligée de se couper les pieds...

Clarissa Pinkola Éstes . Femmes qui courent avec les loups.

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